Installation de Debian Sarge


Le : Mardi 13 Septembre 2005
Table des matières
Préambule
1. Introduction
1.1. Distribution, cékoidon ?
1.2. Un tout petit peu de notions spécifiques à Debian, lisez-les, faites vous violence un peu
1.3. Téléchargement du CD d'installation
1.4. Quelques petits contrôles sur votre matériel avant de foncer
1.5. Quelques remarques sur cette procédure d'installation
2. Insérez le CD, c'est parti !
2.1. Premier écran
2.2. Choix de la langue
2.3. Donnez un nom à votre machine
2.4. Création des partitions
2.5. Copie des fichiers de base
2.6. LILO ou GRUB : pour pouvoir booter sur votre Debian
2.7. Premier boot
2.8. Configuration du système de base
2.9. Réglage de l'heure
2.10. Mot de passe root et utilisateur
2.11. Configuration du système de paquets
2.12. Installation automatisée d'applications
2.13. Serveur mail (intégré, quasi obligatoire)
2.14. Bravo, maintenant tu n'es plus un "noob"
2.15. Tu as bien mérité ton système Debian... en mode texte avec aucune appli
3. Kit de survie sous Debian
3.1. Configuration simpliste de APT
3.2. Mise à jour de la liste des paquets
3.3. Mise à jour des paquets déjà installés
3.4. Installation (et recherche) en général d'une application
3.5. Autres commandes APT & co
4. Terminons l'installation avec un environnement graphique complet
4.1. KDE : rechercher les paquets nécessaires
4.2. KDE : on lance l'installation
4.2.1. fontconfig
4.2.2. cvs
4.2.3. libpango0
4.2.4. kpilot
4.2.5. xserver-xfree86
4.3. OpenOffice.org ?
4.4. Premiers pas dans KDE
5. Diverses manipulations pour terminer proprement
5.1. Deux paquets qu'il est bon de dpkg-reconfigure...r quand on s'est trompé
5.1.1. debconf
5.1.2. xserver-xfree86
5.2. Où est passé mon windows ? où est mon double boot ?
5.3. Changer de version de noyau
6. Poussons plus loin certains thèmes
6.1. Applications importantes
6.1.1. Lire son mail, surfer, le spam, tout çaaaaaa
6.1.2. Imprimer
6.1.3. Accélération 3D : exploiter à fond ma NVidia ou mon ATI
6.1.4. Firewall ?
6.1.5. Partager des fichiers, des imprimantes etc... de/vers linux vers/de windows
6.1.6. Graver des CD/DVD
6.2. Outils mineurs
6.2.1. Régler l'heure
A. Liens
B. GNU Free Documentation License

Préambule

Salut !

Je tenais à faire une doc d'installation pratique de Debian pour initier simplement les débutants à "un système Linux" et plus spécifiquement à la distribution Debian. Les non-débutants trouveront en ce guide une doc d'installation pas à pas spécifique à Debian ainsi qu'un kit de survie des quelques outils fondamentaux spécifique à Debian (gestion des paquets etc).

Enfin, je complète régulièrement ce document avec des exemples de mise en place d'outils et d'applications courantes dans le monde Linux afin d'aider l'utilisateur moyen à utiliser son système Debian au mieux.

Plus en détail, ce doc propose :

C'est censé être à la portée de tous, mais une fois l'installation terminée, vous n'aurez fait que le plus facile, il restera à apprendre tout un tas de trucs suivant le temps libre que vous avez à consacrer à Debian, à Linux. Il est clair que votre firewall ne va pas fonctionner tout seul et votre serveur web ne va pas imaginer tout seul les pages que vous voulez publier.

Rappelez-vous : google est votre ami, en cas de problème, on trouve à 99,9% la solution (ou la documentation qui va bien) sur google car vous n'êtes pas le seul à constater tel ou tel bug ou à ne pas savoir utiliser telle ou telle commande.

Pour les lecteurs qui sont des windoziens voulant regarder un peu à côté de windows, croyez moi, si vous ne trouvez pas un équivalent de logiciel du monde windows dans un domaine, c'est que vous avez mal cherché. Vous pourrez donc utiliser votre MSN, ICQ, yahoo & co, lire vos mails, surfez, retoucher vos photos, monter vos vidéos, imprimer, partager vos données avec le reste de vos machines windows ou non, utiliser votre connexion sans fil, créer et héberger vos albums photos sur le web, downloader plein de trucs *légaux* (évidemment !) sur emule ou bittorrent etc etc. J'admets, la seule limitation est réellement au niveau des jeux ou de la compatibilité de certains matériels. Question de temps pour faire évoluer les mentalités des éditeurs. Certains ont commencé.

Comme on dit traditionnellement, si vous explosez votre disque dur en suivant ma doc, je n'y peux rien. D'ailleurs, ce serait entièrement votre faute ;)


Chapitre 1. Introduction

Dans ce document, je ne compte pas vous rabacher les oreilles avec le concept des logiciels libres, "Debian or Mandrake, that's the question", la différence profonde entre KDE et Gnome, "on dit gnoulinusque et pas linux" etc. Rien à cirer, je veux juste vous initier à ce merveilleux OS et plus tard pourquoi pas, vous même irez l'installer chez des potes ou chez votre grand-mère. Le reste viendra tout seul avec le temps, comme pour tout.

Je suis quand même obligé de donner 2/3 idées fondamentales pour bien être conscient de ce que vous faites et pour bien démarrer. Là, on peut pas y couper.


1.1. Distribution, cékoidon ?

Debian est une "distribution Linux". Une distribution, c'est (de mon point de vue) :

  • Un système basé sur le "noyau" Linux. Le noyau n'est "que" la couche profonde qui permet de gérer l'accès à vos périphériques, votre réseau, les ressources utilisateurs, organiser les processus (programmes qui tournent) etc etc. On dit "j'ai installé linux", mais c'est un abus de langage. Bref, passons, Linux c'est le noyau.

  • Un programme d'installation convivial si possible (celui de Debian n'est pas trop mal, bien qu'en mode texte, il y a des fenêtres).

  • Un système de "paquets" intelligent qui permet de gérer vos applications installées (ou à installer) de manière agréable et performante.

  • L'assurance d'avoir des paquets en abondance et à jour, permettant d'avoir les dernières applications dans tous les domaines. Debian le permet, malgré sa réputation d'être "lent à sortir des versions", vous verrez plus bas.

Par rapport à du windows, il faut voir que toutes les applications, de la calculatrice en mode texte à la dernière suite bureautique en passant par le compilateur C, les bases de données ou encore les jeux (oui oui il y en a), sont "packagées" pour votre distribution. Si un programme ne devait pas l'être, vous avez toujours la possibilité de l'installer à la main, mais ça peut devenir compliqué pour un néophyte. Bref, toutes ces distributions, notamment Debian, proposent un environnement complet et cohérent. Vous n'avez pas à vous soucier de grand chose pour installer par exemple OpenOffice, vous demandez l'installation du paquet et Debian ira le télécharger pour vous, l'installer, et vous proposera même des options : installation de langues supplémentaires, dictionnaires etc.

Ensuite, lorsque vous voudrez mettre à jour votre système (régulièrement) pour rester à la page et profiter de nouvelles versions de logiciels, Debian le fera pour vous, un peu comme Windows Update chez Microsoft, sauf que là, c'est l'intégralité des applications "packagées" qui sera comparée et mise à jour, que ce soit pour raisons de sécurité (bugs, failles etc) ou car une nouvelle version est sortie. C'est un "windows update" qui gère non seulement le coeur du système, mais aussi la dernière application, si misérable soit elle.

Debian a percé dans la masse des distributions grâce à son système de gestion de "paquets" justement, qui était vraiment novateur. Actuellement, les distributions font un peu toutes les mêmes choses et vous pouvez installer des paquets Redhat/Mandrake sur une Debian ou l'inverse. M'enfin, pour l'instant, on s'en moque pas mal. Toujours est il que Debian, j'adore, alors je vous explique :)


1.2. Un tout petit peu de notions spécifiques à Debian, lisez-les, faites vous violence un peu

Debian est une distribution non commerciale et qui devrait le rester, c'est écrit dans ses status, il n'y a donc pas d'entreprise derrière son évolution. Malgré ça, elle reste une des plus connues et utilisées sur le "marché". Elle est donc sérieuse, complètement libre et le restera.

Il faut savoir qu'il y a toujours 3 versions de Debian en parallèle :

  • La version "stable" (actuellement nommée "Woody", version 3.0). C'est la version finalisée qui n'évolue plus dans le temps, sauf pour des correctifs majeurs (failles, sécurité etc). Actuellement, elle est très vieille (décembre 2002) et donc plus très à jour. Il y a une version mise à jour de temps en temps, mais ce n'est qu'une mise à jour pour raisons de sécurité, la dernière est d'octobre 2004 je crois (3.0 r3). Si vous deviez installer une interface graphique là-dessus, vous vomiriez en la voyant, il faut l'admettre, les choses ont tellement bougé à ce niveau là ces derniers temps. Par contre, pour une distribution d'une machine que vous ne touchez jamais, c'est idéal. J'en vois sourire, par "que vous touchez jamais", je veux dire : pour un serveur web, mail, passerelle/firewall/dhcp/dns chez vous et serveur dédié pour Counter-Strike (je préfère Day Of Defeat), c'est idéal.

  • La version "testing" (actuellement nommée "Sarge", version 3.1). C'est la version que je présente dans la suite de ce document. Elle a l'avantage d'être quasiment au top des sorties logicielles, tout en étant stable. Vous aurez donc quasiment le dernier environnement graphique, la dernière suite bureautique (OpenOffice.org pour ne pas la nommer), le presque dernier serveur Apache, le presque dernier noyau Linux etc. Idéale pour une installation bureautique actuellement. Petite remarque : c'est pas parce qu'il y a écrit "testing" que vous allez récupérer une daube non testée, on est d'accord ? La politique de sortie de versions et de validations des paquets est draconienne chez Debian (lire plus bas), et je vous garantis que vous n'allez pas beta-tester grand chose avec la "testing".

  • La version "unstable", toujours nommée "Sid" (version 3.1 aussi). Là pour le coup, vous bénéficiez des paquets dès leur sortie. C'est bien, mais vous allez vite passer votre temps à installer des trucs à longueur de temps et quelques fois, oui, y'a des bugs, voire des cauchemars à la clef... Unstable veut dire qu'aucune version d'appli n'est stable (figée), pas que les applis ne sont pas stables. A l'issue de quelques tests, les paquets "unstable" arrivent dans la "testing".

La politique de sortie des versions est bien connue des adeptes : "when it's done". Donc pas de version obligatoire tous les 6 mois etc, uniquement lorsque les dirigeants de Debian l'ont décidé. Ces dirigeants sont élus chaque année démocratiquement, sur le web, ils présentent leur programme etc... Un vrai petit monde à part. Je vous dirais bien que la version "testing" actuelle (Sarge) va figer bientôt, mais ça fait 3 mois qu'on l'annonce déjà... alors je ne préfère plus m'avancer :)

Les jolis noms Woody, Sarge et ceux à venir sont tirés du dessins animé Toy Story. Monsieur Patate y est déjà passé, ainsi que Buzz l'éclair et le cochon, mais bon, il en reste, on verra lorsque la testing va être figée. Comment ça se passe d'ailleurs lors d'un décalage de version ? La "stable" se retrouve dans les placards, la testing devient la stable, un nouveau nom est donné à la "testing" qui va continuer d'évoluer et la "unstable" reste la unstable, toujours appelée "Sid" (c'est le nom du gamin complètement taré dans Toy Story, c'est pas pour rien, y'a pas de raison qu'il se calme ;) Evidemment, la testing reçoit ses paquets lorsqu'ils sont validés par les gens qui utilisent la "unstable".


1.3. Téléchargement du CD d'installation

Le site web officiel est www.debian.org, c'est d'ici que vous pourrez notamment télécharger le(s) CD(s) d'installation. A ce propos, puisqu'on va installer une "Sarge" afin d'être à jour - sans excès comme avec "Sid" - au niveau des applications, on ne va pas s'amuser à télécharger les 7 ou 8 CD de la distribution sachant que vous n'utiliserez pas tout, je crois qu'il y a 7000 applications "packagées" ("empaquetées" ?) et sachant qu'on a environ 4 ou 5 paquets mis à jour chaque jour. A peine downloadé, votre CD est tout vieux. Joli contraste avec la politique soi-disant lente de sortie des versions Debian, non ?

On va plutôt utiliser le CD "officiel" d'installation de Sarge qui permet de faire une installation via le réseau, c'est-à-dire via Internet. Le CD fait 100 Mo, il contient le minimum vital et on termine l'installation par Internet. Celà suppose une bonne connexion web (ADSL, pas modem s'il en reste parmi vous). Au niveau volumétrie à télécharger, rien de délirant non plus : en plus du CD de "net installation", il faudra compter en gros 3/400 Mo pour un environnement graphique, bureautique complet.

Si pour la version Woody il n'existe pas officiellement de version "netinst", pour la testing c'est l'inverse, cette version là est recommandée et officielle alors que les versions CD complets ne le sont pas (je crois). Bref, téléchargez le fichier suivant, gravez le et c'est parti (sinon, depuis le site web debian, vous le trouverez dans les menus suivants : menu "installation par le réseau" puis "CDROM minimal" puis "page de l'installateur debian" puis le fichier pour architecture PC i386).


1.4. Quelques petits contrôles sur votre matériel avant de foncer

Qui dit version à installer par le web, dit connexion Internet opérationnelle. Cette méthode a donc ses limites si vous utilisez un modem ou une carte réseau qui n'est pas supporté en standard.

Donc, si vous utilisez un modem/routeur/firewall/wifi/dhcp etc (genre un boîtier Netgear branché directement sur votre prise téléphonique), c'est lui qui fait la connexion web, vous n'aurez donc qu'à vous assurer que votre carte réseau est supportée. Idem si vous utilisez une Freebox (pour les abonnés FREE) ou autre boîtier du genre.

Pour les autres, google !

Sachez que les cartes réseaux 3com, netgear, broadcom (souvent les cartes intégrées aux cartes mères sont des broadcom), marvell etc sont supportées par les noyaux 2.6 récents.

Si vous avez un windows sur votre poste, profitez-en avant d'installer pour vérifier la référence précise de votre carte dans le gestionnaire de périphériques.

Faites de même pour la carte vidéo, si vous avez une ATI ou (mieux encore), une NVidia, no problem. Si vous avez un vieux clou, pas de problème, si vous avez un truc complètement inconnu, euh.... google !!!! Je reviendrai sur la carte vidéo un peu plus tard (pour l'installation de la partie graphique).

Parmi les autres pré-requis, il vous faut un espace disque libre d'environ 5 ou 6 Go, ou plus. Ca vous permettra d'accueillir un système graphique/bureautique très complet. Je reparle un peu plus loin du partitionnement.

Dernier pré-requis, un peu de temps libre :

  • Il faut compter 30 minutes, 1 heure au max, pour avoir un système installé, opérationnel, mais presque vide :)

  • Ensuite, le temps de télécharger 2 ou 300 Mo pour installer un environnement complet.

  • Puis toute une vie pour peaufiner.


1.5. Quelques remarques sur cette procédure d'installation

Les photos d'écran qui vont suivre dans cette documentation ne seront pas forcément les mêmes que celles que vous verrez lors de votre installation, en effet, le "Debian Installer" évolue, comme tout le reste. Néanmoins l'esprit restera le même et vous pourrez transposer aisément.

Par ailleurs, suivant le matériel détecté sur votre installation, certaines étapes supplémentaires peuvent avoir lieu. Exemple, si vous avez des connexions firewire, le programme d'installation vous proposera de les utiliser comme carte réseau, vous aurez alors à choisir entre votre réelle carte réseau et les connections firewire. Il ne vous demandera pas de trucs ultra balaises ou alors il vous aiguillera vers une réponse toute faite.

Enfin, un petit détail dans mes photos d'écrans : je ne sais pas où sont passés les photos concernant le choix et la configuration du réseau. Dans mon cas simple, une seule carte est présente, son driver (sous Linux, on appelle ça un module plutôt qu'un driver) est intégré au noyau et j'ai un serveur DHCP pas loin, donc la configuration est automatique. A vous d'adapter et relisez bien le chapitre précédent concernant les pré-requis matériels. Mieux vaut que votre carte soit reconnue nativement.


Chapitre 2. Insérez le CD, c'est parti !

Au démarrage de l'ordinateur, si votre BIOS est bien configuré, il détectera le CD amorçable. S'il ne démarre pas sur le CD, tentez quelque chose comme F2 ou F6 ou F8 ou F10 au démarrage du PC et vous découvrirez le BIOS. Cherchez le menu qui règle l'ordre de boot des périphériques. Je ne détaille pas plus car ce n'est pas le but. Vous avez sûrement un ami capable de le faire. Bref, votre bazar démarre et vous obtenez ceci :


2.1. Premier écran

N'hésitez pas à appuyer sur F1/F2/F3 etc pour avoir un peu d'aide, il s'agit surtout de la liste des paramètres de lancement pour des cas particuliers :

Dans la pratique, vous n'aurez besoin de rien, validez donc en précisant toutefois que vous souhaitez utiliser un noyau linux 2.6 (et non 2.4). Tapez donc linux26 et validez (oui ce n'est pas sur la photo d'écran, un oubli, désolé).Le néophyte verra passer tout un tas de messages textes bizarres, c'est le chargement du noyau. Avec un peu d'habitude, on apprend à lire uniquement les éventuels messages d'erreurs. Pour l'instant, on attend la suite.


2.2. Choix de la langue

On va régler :

  • Le choix de la langue du programme d'installation

  • Le choix de la configuration du clavier.

(Sur les photos suivantes, le fond est rouge, normalement c'est bleu. Peut-être dû au fait que cette installation exemple a été effectuée avec VMWare. M'enfin, ça change rien)

Remarque générale : pour vous déplacer dans l'interface "graphique en mode texte" ;) utilisez les flèches, la touche entrée et la touche "TABulation" pour sautez de bouton en bouton si les flèches ne le permettent pas - ça arrive je crois.

Ensuite vient la détection du matériel présent dans votre ordinateur. Attendez que ça passe.

Puis le chargement des composants de base pour le programme d'installation :


2.3. Donnez un nom à votre machine

Ensuite, il faut donner un nom à votre machine (utile pour le réseau plus tard). Si vous vous gourrez, vous pourrez toujours changer plus tard, mais attention, si vous avez installé entre temps un serveur de mail, un serveur web ou tout un tas d'autres applications où le nom de la machine est important, gaffe aux modifications de configurations éventuelles. Donc, disons un joli p'tit nom comme "linuxbox", "debianroulaise" ou "pcsalon" conviendra :

Votre nom de domaine. A moins que vous n'en n'ayez réellement un, précisez quelque chose d'un peu bidon et qui semble "local à chez vous", genre "maison.loc". Ca vous sera utile si vous montez un DNS. Attention, il ne s'agit pas de mettre ici quelque chose comme dyndns.org - ou alors à vous de savoir ce que vous faites. Pas d'incidence pour la suite et vous pourrez toujours modifier tout ça plus tard.


2.4. Création des partitions

Maintenant, il va falloir partitionner votre disque dur pour recevoir le système. C'est toujours la partie qu'on détaille peu : à vous de vous débrouiller pour avoir laissé une partition vide d'au moins 5 Go (nécessaire pour installer un système "bureautique complet") quelque part sur un de vos disques durs.

On va retravailler la table des partitions à la main, si vous utilisez un disque dédié pour "tester linux", vous pouvez tenter une configuration automatique (non illustrée ici, mais c'est bien guidé et très simple). Je vous laisse le soin d'avoir créé un espace vide sur vos disques pour installer Debian (sinon, achetez Partition Magic ou reformatez votre windows en prévoyant mieux les partitions ou virez votre Windows (bien aussi comme solution) ou installez Debian sur un autre disque, en parallèle du windows ou non).

Notez que pour un système Linux, il convient de faire plusieurs partitions, on donne en général un minimum de 3, bien que ça puisse se faire avec 2, voire 1 seule. Je ne vais pas m'étendre sur les détails, j'ai choisi d'en faire 2, l'une pour le "swap" (équivalent du "fichier d'échange" sous windows, sauf qu'ici on dédie un morceau du disque et non pas un fichier) et l'une pour le système.

Souvent, on en fait une 3è qui contient les répertoires personnels des utilisateurs pour diverses raisons. L'une des raisons est de pouvoir conserver son environnement et ses données en cas de réinstallation. Personnellement, je ne réinstalle mon linux que lorsque je change mon PC, donc bon... et à la limite, c'est pas obligatoire... Si vous avez un Windows sur cette machine et que vous comptez faire des échanges de l'un à l'autre, vous utiliserez de toute manière une partition FAT32 (puisque microsoft ne sait/veut rien lire d'autre) pour stocker vos échanges. Notez que le NTFS, c'est en "lecture seule" par défaut depuis Linux. Et pas recommandé en écriture. Une conversion est toujours possible depuis windows, sauvez vos données avant en cas de plantage. Bon revenons à nos moutons :

Rappels sur les noms de périphériques sous Linux :

  • Tous les périphériques (CD, disques durs etc) - et bien d'autres choses d'ailleurs - sont accessibles sous forme de "fichiers spéciaux". Leur représentation est visible dans le répertoire /dev (DEVice = périphérique) - allez y faire un tour plus tard, mais pas de modification hasardeuse ! Notez au passage que sous Linux, les répertoires contiennent des "/" et non des "" (slash et non anti-slash)

  • Vos disques durs et CDROM IDE sont nommés comme suite : /dev/hdXY où X et Y sont :

  • X="a" pour le disque primaire master - "b" pour le primaire esclave - "c" pour le secondaire master et "d" pour secondaire esclave

  • Y=1 à 8 pour les différentes partitions (1 à 4 = partitions "primaires" et 5 à 8 les "étendues"). Vous avez sûrement déjà vu ça dans un contexte windows : windows ne veut par défaut faire qu'une partition "primaire" et une "étendue" avec des "logiques" dedans. Bref, si sur votre disque dur, vous avez un windows avec une partoche de données, ce sera à tous les coups /dev/hda1 pour l'OS et /dev/hda5 pour les données. Si vous avez un windows prémaché par un constructeur (HP, IBM, Sony etc), ce sera tout au même endroit /dev/hda1 (bonne chance en cas de crash).

L'écran suivant dépend du disque choisi :

Oubliez les menus parlant de RAID (redondance ou mirroring de disques), oubliez aussi le LVM etc etc. Vous sélectionnez le ou l'un des espaces vides dont vous disposez sur votre disque et validez :

C'est un espace vide, on va donc créer une partition. D'abord le swap (mais c'est pas obligatoire de le mettre avant) :

Spécifiez la taille. La notation est libre : 20% ou 256 MB ou 2 GB. Quelle valeur mettre ? Si vous avez 512 Mo de RAM ou moins, créer une partition de 512 Mo pour le swap, ça couvrira vos besoins. Si vous avez plus de RAM, vous pouvez baisser à 256 Mo. Dans la pratique, je constate chez moi (512 Mo RAM) que le swap n'est pas souvent utilisé, ou alors faut que je bourrinne...).

On spécifie le type de partition :

Puis son emplacement dans l'espace vide :

Par défaut, le programme d'installation s'attend à ce qu'on vienne de créer la partition système, celle notée "/". "/" étant la racine de votre arborescence (un peu comme le C: de windows si on peut dire). Changez donc ça (touche ENTREE) pour choisir le type SWAP plutôt que ext3 :

Une remarque en passant, contrairement à FDISK sous windows, pour ceux qui ont fait mumuse avec, ici on ne modifie rien (donc on ne détruit rien) avant la validation finale. Donc si vous vous gourrez, pas la peine de transpirer, remettez tout à plat calmement ou rebootez violement, ça ira (enfin, euh... normalement ;) :

C'est bon pour cette partition, on la valide (toujours pas de modif effective sur le disque) :

Dans ce qui reste d'espace, on va créer la partition système :

N'hésitez pas à lire ce qui est écrit, c'est souvent utile. Vous pouvez donc saisir "max" :

Le choix par défaut est bon. Notez que "ext3" est le nom d'un des systèmes de fichiers utilisables par Linux, je ne reviens pas sur ses avantages/inconvénients par rapport à d'autres (xfs, reiserfs etc) :

On a terminé la partie la plus laborieuse : la création du système de fichier/des partitions. On valide les modifications sur le disque (là, on modifie réellement) :

Comme d'habitude, on lit bien ce qui est écrit et on valide :

Ca mouline un peu : (ou beaucoup, ne vous inquiétez pas, ça dépend de la rapidité de votre disque dur et de la taille des partitions) :


2.5. Copie des fichiers de base

Ensuite, le programme d'installation enchaine sur la copie des fichiers de base :


2.6. LILO ou GRUB : pour pouvoir booter sur votre Debian

On arrive au moment d'installer un programme qui permette de démarrer Debian, et accessoirement, votre ancien windows toujours présent. Ca peut aussi d'ailleurs permettre de booter sur d'autres OS, d'autres distributions Linux ou votre Debian avec un nouveau noyau.

Il y a deux logiciels majeurs dans les distributions Linux : GRUB ou LILO. LILO était là avant, je le connais mieux, on va prendre celui-là. Leurs documentations respectives sont très bien faites, comme on dit souvent : RTFM !!!!! (Read The FAQ Man !)

Si juste après l'installation de Debian vous constaterez que votre windows est complètement passé sous silence au boot, ne vous inquiétez pas, on le fera réapparaître plus tard (modification du fichier de configuration de lilo, Section 5.2).

Pour l'instant, la procédure suit son cours et propose d'installer GRUB. J'en veux pas, sélectionnez Revenir en arrière (touche TABulation).

Vous voyez alors toutes les étapes du programme d'installation, passez à la suivante : installation de LILO. LILO veut dire "LInux LOader".

Deux options pour l'installation de LILO, l'installer sur le secteur d'amorçage de votre disque ou sur la partition. Je ne reviendrai pas sur ces détails. Sachez juste que dans un cas comme dans l'autre, si vous voulez supprimer votre Debian (non pas ça !!!!!!!!) il faudra le faire proprement avec une commande "lilo" qui va bien, sinon, bye bye windows et vous devrez bidouiller avec le CD d'installation windows pour refaire le boot de votre disque, avec des outils bien plus dégueulasses que ce que propose LILO.

Voilà, le système est amorçable, on va terminer rapidement de l'installer (le système de base) :


2.7. Premier boot

Vous avez enlevé le CD du lecteur ? Bien. L'image qui suit est un exemple de ce que vous pouvez voir passer au démarrage du noyau Linux, c'est assez crypté pour le débutant, mais ça ne manque pas d'intérêt à mesure que vous améliorez votre connaissance de Linux (et cette fois, je dis bien de Linux et pas de Debian) :

Sur cet écran, vous voyez notamment la configuration en DHCP client, mon serveur (192.168.0.1) offre une IP à la machine Debian (192.168.0.191) sur l'interface réseau eth0 de mon Debian (eth0 = ma première carte réseau).


2.8. Configuration du système de base

Règle générale : LISEZ LE TEXTE DESCRIPTIF DE CHAQUE FENETRE, CA PEUT SEMBLER LONG ET LABORIEUX MAIS VOUS SAUREZ TOUJOURS QUOI REPONDRE ALORS !!!!


2.9. Réglage de l'heure

Pour l'heure, si vous dites oui et que votre horloge est déjà réglée à l'heure courante, le système ajoutera +1 ou +2 (été/hiver) car il sait que vous êtes en GMT +1. En général, l'heure de votre BIOS est déjà réglée à GMT +1, donc vous direz NON. Plus tard, on pourra simplement installer un logiciel de synchronisation à un serveur de temps (NTP).


2.10. Mot de passe root et utilisateur

Le "root" : si vous êtes vraiment un néophyte parfait, sachez que le root est LE utilisateur ayant tous les droits sur votre OS Linux. Tachez de ne pas perdre le mot de passe sans pour autant mettre quelque chose de trop simple, sécurisons nos systèmes !

Il est bon d'avoir un utilisateur nommé (sans droits particulier). Au quotidien, vous n'avez quasiment JAMAIS à vous connecter en root. Uniquement pour installer des applis ou faire quelques tâches d'administration récurrente (lire les logs de votre serveur web en train de se faire polluer par un crétin par exemple). Encore que certaines de ces tâches puissent être déléguées de 1000 manières à un utilisateur aux droits restreints.

On crée donc un compte nommé :


2.11. Configuration du système de paquets

Enfin on entre dans le vif du sujet, LE outil d'installation de paquets : APT.

Je vous rappelle que votre distribution est une "netinstall", donc il va falloir configurer le serveur de paquets (d'applications, de programmes disons) que vous voulez utiliser pour recevoir les programmes, du moindre éditeur texte à votre environnement graphique tout entier.

Ici, je suppose que votre carte réseau fonctionne ainsi que votre configuration web. Si ce n'est pas le cas, par exemple si vous utilisez un modem en PPPoE, sauter cette étape en précisant que vous ne disposez que du "cédérom" comme source logicielle. La modification du fichier de configuration de l'outil apt est détaillée Section 3.1.

Vous pouvez en prendre un autre si ça vous chante, il faut connaître leur rythme de mise à jour par rapports aux serveurs maîtres. Aucune idée, personnellement.

Ici, l'outil APT vérifie que les serveurs sont accessibles. Je le répète, pas d'espoir si votre conf réseau n'est pas opérationnelle :

Le programme d'installation profite de ce test pour récupérer d'éventuels paquets déjà mis à jour par rapport à ceux utilisés sur votre version du "CD Debian Sarge netinst". C'est tout à fait possible qu'il y en ait, c'est presque rassurant d'ailleurs ;)


2.12. Installation automatisée d'applications

Ensuite, pour faciliter la vie aux débutants, l'outil vous propose des installations prémachées, du genre "installer tout ce qu'il faut pour faire un poste bureautique" ou bien "installer tout ce qu'il faut pour faire un poste serveur web/mail". Puisque vous avez choisi Debian notamment pour son système de paquets, on ne va rien sélectionner du tout et tout se payer à la main. C'est facile, ça va aussi vite, c'est plus instructif et vous gagnerez en autonomie pour la suite.

Sur la photo d'écran suivante, oubliez l'étoile que j'ai mise par erreur, on ne sélectionne même pas manuellement les paquets à installer. On n'installe rien du tout, on le fera plus tard !!! Donc je répète, ne cochez rien :

Si vous avez comme moi coché "choix manuel des paquets" - je vous l'avais dit pourtant - vous voici dans le programme APTitude (très drôle non ?) qui permet d'installer des paquets etc etc. "q" pour quitter.


2.13. Serveur mail (intégré, quasi obligatoire)

Voilà c'est mieux. Par défaut, quoi que vous fassiez, vous avez en standard un serveur mail (parmi tant d'autres, comme postfix par exemple). On ne va pas le configurer pour l'instant. Sachez, c'est une règle générale que l'interface de configuration d'un paquet nommé toto peut être rappelée à tout moment par une commande détaillée Section 3.5 dans le kit de survie Debian Chapitre 3.

Donc pour l'instant, on va dire au serveur de mail de rester non configuré ou à la limite, utilisez la "distribution locale seulement", c'est pratique pour avoir certaines remontées.

Le bougre insiste :

Néanmoins, on précise que les messages d'administration vont être redistribués à l'utilisateur créé précédemment. Pourquoi ? car je vous rappelle que les connexions en "root" sont rares, contrairement à windows où vous êtes tout le temps "Administrateur" pour le plus grand bonheur des saloperies de virus, vers et autres chevaux de Troie etc qui ont la main mise sur votre machine....

Cet alias pourra être modifié dans le fichier /etc/aliases


2.15. Tu as bien mérité ton système Debian... en mode texte avec aucune appli

C'est-y pas beau ? Tiens, tant que j'y pense, en tant que root, sachez qu'il faut faire "halt" ou "reboot" pour arrêter ou rebooter votre PC. A la rigueur ctrl-alt-suppr.

Vous pouvez donc vous connecter en mode texte en tant que root ou avec votre utilisateur. Je passe sur le B.A-BA des commandes UNIX/LINUX, je vais plutôt m'attarder dans les chapitres suivants sur les choses spécifiques à Debian.


Chapitre 3. Kit de survie sous Debian

Je suppose dans la suite de ce texte que vous savez utiliser un éditeur de texte sous Linux. Il me semble que les "testing" récentes installent "nano" en remplacement du célèbre "vi". C'est très bien pour un néophyte, qui n'aura pas à se prendre la tête avec l'aspect un peu rebutant de "vi". Cherchez un peu de doc sur "vi" et "nano" au besoin pour savoir comment les utiliser en mode console.

Pour l'instant, je vais vous donner le minimum vital pour gérer vos packages et ainsi pouvoir passer de votre Debian mode console avec rien dedans à quelque chose de beaucoup plus joli et fonctionnel pour un utilisateur lambda, disons une utilisation bureautique complète classique.


3.1. Configuration simpliste de APT

APT (Advanced Package Tool) est ZE outil de gestion des paquets. Il est extrêmement configurable, je vais juste donner les principaux éléments.

Le fichier de configuration où l'on indique les serveurs de distribution de paquets que l'on utilise est /etc/apt/sources.list. Il contient en théorie, suite à l'installation décrite ci-dessus, les lignes suivantes :

[root@debianvm]$ cat /etc/apt/sources.list
deb http://ftp.fr.debian.org/debian testing main contrib non-free
deb http://ftp.fr.debian.org/debian-non-US testing/non-US main contrib non-free
deb http://security.debian.org/ testing/updates main contrib non-free

(J'ai supprimé les lignes concernant le CDROM et les éventuels lignes en commentaires)

Pour info, la première ligne signifie en gros : "[J'ai un serveur de packages deb (proposant des paquets de binaires, par opposition à paquets de sources), via http, à l'adresse ftp.fr.debian.org, dans le répertoire debian, version "testing" des applis classées dans les groupes main, contrib et non-free]". En gros.

Deuxième ligne : idem mais pour les paquets spécifiques "non-US" (hors Etats-Unis, donc).

Troisième ligne : la même chose, mais sur LE serveur debian dédié aux mises à jour de sécurité. Ne jamais oublier cette ligne quand vous êtes en "stable" et "testing". Pour info, cette ligne n'existe pas lorsque vous êtes en "unstable" car tout paquet mis à jour est d'abord dispo pour la unstable, qu'il s'agisse de mise à jour de sécurité ou non.

Si vous deviez un jour ajouter une autre source au fichier, c'est ici que ça se passe. Ce genre de manipulation existe pour des applications développées à droite à gauche et non intégrée officiellement à Debian, mais pour lesquelles l'auteur propose des paquets (fichiers .deb) fait maison. Ou à la rigueur pour mixer les différentes version stable/testing/unstable sur votre système (genre "stabilité de le stable mais avec un KDE récent"). Attention ça peut devenir rock n' roll au niveau des dépendances.


3.2. Mise à jour de la liste des paquets

Une fois vos sources définies, il faut régulièrement dire à Debian de récupérer la liste des paquets disponibles et leurs versions afin de voir ce qu'il y a de neuf à vous proposer. En tant que root, tapez apt-get update

Si votre connexion web est ok, vous verrez une tentative de récupération de plusieurs fichiers auprès des serveurs. S'il n'y a rien de neuf, vous ne verrez aucun download, forcément. Pour automatiser ce traitement, on va utiliser la crontab. Pour les néophytes, c'est une table qui permet de lancer à date/heure fixe des traitements (ou suivant le jour de la semaine ou encore tout un tas d'autres critères complexes). En tant que root, tapez crontab -e. Ca vous ouvrira un fichier en théorie vide, ajouter n'importe où la ligne suivante 0 15 * * * apt-get update. Ca se lit en gros "à 0 min, 15 h, quel que soit le jour de le semaine, du mois etc, lancer apt-get update. Si l'horaire ne vous convient pas, libre à vous de changer.


3.3. Mise à jour des paquets déjà installés

La suite logique de apt-get update est apt-get upgrade -s. Dans la plupart des commandes apt-quelquechose, le -s signifie "simulation". Je recommande de TOUJOURS lancer les "upgrade" et les (dés)installations (voir plus bas) en mode simulation d'abord.

Ca permet d'éviter des ennuis, exemple : vous upgradez comme un bourrin et vous constatez tardivement que votre firewall (par exemple shorewall) a connu un changement majeur de version, vous auriez dû refaire - tout au moins relire - vos fichiers de conf et vous tenir informé des évolutions entre les 2 versions. Si vous avez upgradé sans trop regarder et donc sans attacher d'importance aux paquets upgradés, votre firewall se met à bouder car les fichiers de conf sont mauvais (oui c'est du vécu).

Un autre exemple, vous voulez installer le logiciel "toto" et celui-ci demande 200 paquets en pré-requis, dont certains qui vont à l'encontre (en terme de version) de ceux que vous utilisez - ça peut arriver dans des cas tordus, mix de versions Debian, intégration de backports etc - et donc il propose innocement pour satisfaire les dépendances de tout dégager et d'installer les versions qui lui vont. Si vous ne faites pas attention, votre système risque d'être passablement modifié ou carrément inutilisable. Bref, -s, toujours.

Résultat de la commande, si des paquets installés sur votre système ont été mis à jour, APT vous proposera de les downloader. Notez que les paquets sont censés bien se comporter et donc vous poser toutes les questions qu'il faut pendant l'installation de la nouvelle version. Comme d'habitude, il faut lire ce que vous raconte APT. Exemple si vous upgradez LILO ou votre noyau Linux, y'a quelques manipulations à ne pas oublier sous peine de ne plus rebooter. Ne négligez jamais un message d'information et comprenez le ou recopiez le + google !

Idéalement, il faut faire tourner un apt-get upgrade régulièrement, que vous installiez ou non des applis, pour des raisons de sécurité. Pensez à "windows update" si vous êtes un windozien averti, c'est le même concept (en mieux ;)


3.4. Installation (et recherche) en général d'une application

Pour installer une application dont vous connaissez le nom du package, la commande est apt-get install le_paquet -s. Même topo pour le -s, voir chapitre précédent.

Ce mode simulation est très intéressant lors de l'installation car vous allez voir les dépendances, la volumétrie etc mais aussi et surtout les paquets recommandés ou suggérés. Lisez les noms des paquets proposés, ça sert. Exemple, vous installez openoffice.org (ne le faites pas maintenant, vous n'avez toujours pas d'interface graphique, ça compliquerait l'analyse suivante), vous allez avoir comme paquets recommandés quelque chose concernant la langue française, les dictionnaires etc. Tout n'est pas forcément intégré au paquet principal et vous pouvez aussi prendre connaissance d'applications connexes intéressantes (
by Jacques MICHAU